mardi 8 mai 2007
Comme les shampoings, je fais maintenant du 2 en 1...
Tout commence mardi dernier... Ce soir-là, le concert que j'attendais depuis quelques mois déjà se rapproche vraiment. Une affiche de rêve pour moi, avec un groupe venu du Québec : les Vulgaires Machins. Arrivée devant la salle, l'occasion de discuter un peu en attendant que la salle ouvre ses portes... On peut remarquer déjà le superbe panneau lumineux avec écrit "Industrya".
Bon ça ouvre enfin... Entrée et découverte de la salle. Déjà première bonne impression, avec un joli bar à l'entrée, le merch' en face et une scène en hauteur mais pas trop. Le premier objectif sera la recherche des toilettes... Puis surtout, un tour pour acheter T-shirt et CD de ces chers québecquois.
Maintenant, le concert proprement dit. Justin(e) pour ouvrir avec comme toujours Old Boy. Cependant, presque personne dans la salle, et c'est vraiment dommage car ils étaient en forme. Surtout ça bouge beaucoup sur scène, même Jack frémit ! Le son nettement trop fort en revanche lors qu'Alex parle entre les chansons, surtout un écho qui devient vite insoutenable... Mais de l'humour, du n'importe quoi... Juste un "Azouz Begag" prononcé par Jack qui reviendra plusieurs fois. Et sur le concert en général, cette fois-ci il était beaucoup plus centré sur l'album étant donné qu'ils étaient la première partie. Peu de reprises, juste les classiques Infaillible de Naphtaline et deux Zabriskie Point : Je Suis Une Machine et Si C'est Un Homme.... Cette dernière qui conclut le set de manière idéale. "Je t'aimerai mieux mort"
Une bonne demi-heure après, c'est Flying Donuts qui entre en jeu. Je les avais vu quelques mois auparavant au Floride, mais pas entièrement... Et bien c'était pareil, un son trop poussé mais qui leur est typique. Ca envoie fort, nette et efficacement. Même sans connaître la moitié de leur chansons c'est bon... Peut-être juste un chouilla répétitif au final. Mais bon ça échauffe les oreilles comme il faut.
Enfin, la tête d'affiche de la soirée... Toujours peu de monde dans la salle. Ca me permet de m'installer tranquillement au premier rang, juste entre la guitariste et le chanteur. Et les voilà qui entre en scène, sur une des meilleures du dernier album : Les Mains Pleines de Sang... Globalement ça commence sur des chansons de cet album, et ça se sent qu'il est pas très connu. Les quelques personnes présentent se rapprochent toutefois sur leur demande, et semble apprécié ce début de concert. (Moi ? Déjà pleinement satisfait...). Les vieilles chansons réveillent tout le monde comme pour Anésthésie ou Triple Meutre (yeah) sur lesquels ça commence à vaguement fredonner... Marie, la guitariste, passe ensuite au piano-voix, pour une chanson plus "douce" : Dommage Collatéral... Juste sublime quoi. Le chanteur nous parle beaucoup durant les pauses, à propos du Québec, tout y passe : la poutine (sic), le hockey, Céline Dion, le Journal de Montréal... Ce dernier pour introduire leur "Puit Sans Fond" qui selon une étude de marché sur les nantais devrait beaucoup nous plaire. Ce qui me frappe c'est que dès l'intro de celle-ci, ils semblent vraiment content de la jouer, ensemble. Petit rappel tout de même, à l'occasion duquel (sur demande du public) on écoutera une reprise des Burning Heads (SOS) et Cocaïnomane. L'objectif pour la dernière était de nous faire chanter... Et la première c'est pas vraiment réussi. C'est alors que Guillaume le chanteur aura cette phrase mythique : "Hier on était à Rennes... Et à Rennes ils chantent comme de la marde... Mais au moins ils chantent !". La deuxième tentative est un peu mieux, même si les personnes à qui je fais signe de chanter suivent pas mon indication (Attention, toute ressemblance avec une personne existante serait fortuite). Et le Québec c'est fini pour ce soir. Dommage en quelque sorte, parce que j'aimerais bien les voir dans une salle pleine, avec un public surchauffé (à l'image du vendredi). Il ne reste plus qu'à attendre leur prochaine venue ou y aller de moi-même les voir à domicile...
Set-List : Main, Héroïne, Fumiste, Dieu, Arracher, Anesthésie, Dommage, Anéantir, Compter, Triple, Rue, Ballade, Fausse, Puit, Comme, Chasse.
Les Cowboys Fringants + Julien Jacob.
Mais ça reprend dès le Vendredi ! Festival Histoire d'Avenir à Nantes, avec trois concerts sous chapiteau. Malgré la présence d'Eiffel le samedi, je me contente d'aller voir les Cowboys Fringants qui jouent en première partie (?) de Julien Jacob. Cependant, orage, ô désespoir, le concert a lieu sous chapiteau... Finalement, l'orage ne faisait qu'un passage éclair et une fois sur le lieu du concert il fera un temps "correct".
Et déjà première surprise, avec une file d'attente très importante en arrivant, à peine 15min avant le début prévu du concert. On finit par rentrer, petit à petit... Déjà une certaine tension est palpable. Ce soir le public est présent, et il est là pour les Cowboys ! Ca crie des "Cowboys" ou fredonne des chansons... Dehors le temps s'est montré capricieux, sous le chapiteau il faudrait de la crème indice 40, on étouffe presque. Ca me rappelle un peu le concert de la tournée commune Luke-Déportivo pour le public, une bonne impatience en quelque sorte.
Les lumières s'éteignent... Fausse alerte, elles sont immédiatement rallumés, il faudra encore attendre.
Un quart plus tard, re-belote... Encore que changement, une personne rentre sur scène : celui qui s'occupe du festival. Au début le public n'écoute que vaguement ce qu'il raconte.. Au milieu il écoute un peu plus, notamment pour le clin d'oeil pas politique du tout dans ces temps totalement apolitique à propos de l'immigration... A la fin, plus personne n'écoute car l'attente des cowboys se révèle longue, très longue.
Première gratte... "Papapalala"... Non, c'est toujours pas Déportivo, mais Ti-Cul ! Ca crie ("La petite histoiiire !", ça chantonne, ça se poussotte dans la joie. C'est surtout ça, la banane sur tout les visages et une montée de 5°. Entrée en jeu des cuivres, que c'est bon. Si il arrêtait maintenant ça serait terriblement frustrant mais la claque a déjà fait son petit tour sur de nombreux visages.
Mais la marque des Cowboys, c'est aussi le violon... Alors un petit Joyeux Calvaire pour continuer et la violoniste montre toute sa classe. Je dois avoueur que je ne connais pas, alors qu'une bonne moitié du public semble au contraire connaître par coeur. Tout le monde était là pour eux, c'est clair et net désormais.
Ca passe ensuite à une alternance entre des "tounes" plus rock comme "Heavy Métal" ou toute douce façon "Ces Temps-Ci". Entre les chansons, quelques gouttes d'eau salvatrices volettent au-dessus de nous. Finalement on fera même circuler des bouteilles d'eau sinon ça aurait été intenable. En introduction de la "Lettre A Levesque", on nous raconte qui il est, à savoir celui qui a permis que le Québec reste francophone au milieu d'un monde canadien totalement anglophone.
Pas grand chose à dire ensuite, puisque tout le concert se passe au même niveau, aucune baisse de régime malgré ce début en fanfare. La communion avec le public est toujours aussi forte. Et celui-ci fatigue mais ne baisse pas les bras. Et d'un point de vue personnel, je fais le tour des premiers rangs, avec une visite sur la gauche (trempée), un tour dans les airs pour me retrouver à nouveau sur la droite et y faire une semi-naviguation avant-arrière.
Si quelques chansons sont moins connues du public, une nouvelle fois les plus vieilles font recette auprès des spectateurs comme Mon Chum Rémi (frissons et voyage), Attaque Ta Tuque ou encore la Manifestation. Je ne parle même pas de "Awikatchikäen" où cette chère violoniste finit sur un solo époustouflant. "Plus Rien".. Et justement, plus personne sur scène... Pendant quelques longues minutes... Il faut insister pour le retour sur scène, surement en partie à cause de la chaleur. Et là le chanteur nous annonce une chanson pour laquelle ils avaient été étonné car lors de leur première venue en France, elle avait été chanté en choeur : Toune d'Automne. Pas étonnant en même temps... Et du coup, on fait comme si c'était leur première venue... Ca enchaîne avec 8 Secondes qui était très réclamé (pas étonnant, une nouvelle fois un très grand moment et ce petit violon si agréable...), puis un "jeu" est organisé pour lequel il faut simplement reprendre ce que chante le chanteur. Les "Ouap Ouap", "Bam Bam Bam" et "Pa Pa La La La" se succède... Mais c'est un simple échauffement. Maintenant, on tente de gravir une sorte d'échelle du son. On commence "doucement" à 1, et quand le chanteur l'indique on monte un nouveau palier. Objectif : 10 ! C'est crevant mais plaisant aussi quand on est au bout, dans un bourdon splendide.
Ils repartent... Et reviennent assez rapidement pour achever le concert après deux bonnes heures sur "Les Etoiles Filantes". Indescriptiblement beau... tellement que la chanson m'est resté en tête toute la journée suivante...
Julien Jacob ensuite, parrain du festival. Ca avait l'air plutôt sympa, mais à vrai dire moi j'étais crevé après les Cowboys, et tout le public était parti. (200 personnes, vraiment au maximum, mais en moyenne une centaine) On est pas resté trop longtemps, dommage pour lui mais bon il aurait été bien plus logique de le mettre avant.
En tout cas, les Cowboys, moi qui connaissait surtout de nom j'y retournerais volontiers.
Set List : Ti-Cul, Joyeux Calvaire, Camping, Heavy, Ces Temps-Ci, Levesque, Gars d'la Cie, La Reine, Rémi, Caza, Mon Pays, Awikat, L'Hiver, Manifestation, Si La Vie, Plus Rien / Toune d'Automne, 8 Secondes, En Berne, Les Etoiles Filantes.
Tiens, j'ai évité de justesse le "mois sans article". Et si je m'y remettais ? A poster, pas à ne "pas poster".
Libellés : Review
lundi 9 avril 2007
Le froid arrive sur la colline !
1 Barbarismes réactifs Déposé maladroitement par Côme aux alentours de 09:29Attention, deuxième message en deux jours. Ca arrivera pas à chaque fois...
Mais en fait, ce qui étonne le plus la population locale c'est l'énervement chronique des mygales qui obtent pour des déplacements étranges, presque absurdes mais certainement emplis d'une panique. Elles auraient en fait entendu parler d'un froid comme nul n'a pû connaître jusqu'à présent. Celui-ci serait un froid absolu qui réduirait tout au néant, tel un guerrier Hun, nommons-le Attila par exemple à tout hasard, derrière lequel l'herbe ne repousse pas. La rumeur circule à propos du froid, d'espèce en espèce, d'animal en animal, bref entre toutes les composantes de cette population si varié et qui vit dans une symbiose non négligeable.
Toutefois des tendances se font entendre face à cette crise. Chaque groupe qui a un avis divergent sur la solution le plus à même de sauver la colline envoie son représentant le plus convaincant pour faire entendre raison aux autres. La réunion au somment ne donne pas grand chose, certains sont partisant d'une fuite au plus vite, d'autres veulent combattre le froid comme ils le font habituellement c'est-à-dire par l'hibernation, et enfin une très faible minorité a envie d'attendre au maximum l'arrivée du froid afin d'aviser de la meilleure des solutions en rapport avec celui-ci. Un accord semblant impossible, chacun doit mettre en place le nécessaire selon la conviction qu'il a choisi. D'un côté, on creuse au plus profond pour avoir une température et un abri suffisant afin d'hiberner, même pour quelques jours. De l'autre, on construit un engin gigantesque étrange, ressemblant vaguement à une calèche, pour une émigration rapide et efficace. Le troisième groupe qui se veut lui patient, perd chaque jour des unités et d'une façon croissante, en faveur d'un groupe ou l'autre.
Le froid arrive demain sur la colline. Tout est en place, plus rien ne bouge sur la colline, excepté parfois quelques curieux qui observent mais songent de plus en plus à fuir.
Un silence hivernal règne sur la colline.
Un Caribou passe sur une colline, durant un mois d'Avril chaud comme en plein été... Une colline vide, quasi-morte, malgré quelques vestiges d'une ancienne activité très forte... activité aujourd'hui perdue...
Et hop, une nouvelle histoire de finie, ça faisait longtemps...
Libellés : Invent'
dimanche 8 avril 2007
Politique-quasi-fiction
1 Barbarismes réactifs Déposé maladroitement par Côme aux alentours de 19:22C'est drôle, quand j'ai une idée, si je la fait pas immédiatement elle s'échappe généralement. Et ensuite, j'arrive plus à m'y remettre... Ou alors c'est juste ma bonne excuse ? Bonne question en tout cas...
Et c'est ainsi que cet article va en fait se transformer en pub' pour un site qui me tient à coeur alors qu'on est à deux semaines d'un premier tour des présidentielles.
M. Voix Off Et M. Polémix'. Qui sont-ils ? Deux tourangeaux, deux DJs de droite, deux animateurs d'une radio, deux citoyens qui détournent les longs discours des hommes politiques et leurs passages à la télévision pour aboutir à un message absurde, déroutant, plus vrai que nature et simplement bluffant.
Car en plus, l'intêret dans tout ça c'est qu'en "créant" de nouveaux discours, ils ne discréditent pas la politique mais "résistent" plutôt contre les dérives de la toute puissance de la communication en politique. Et finalement, en riant, en se moquant de la politique, on fait de la politique... D'autant plus que "le rire est dangereux pour les puissants".
Les discours sont généralement accompagnés d'une musique dub ou électro, mais qui se fait discrète alors si on apprécie moins, on peut toujours déguster l'humour !
Deux sites pour entendre ce qu'ils font et se faire sa propre idée : Le blog ou sur le site de Libé.
Morceaux choisis :
Royal Deluxe : "Je veux rendre aux agriculteurs la fierté de leurs infanticides !"... "Je proposerais de supprimer la méditerrannée ! Je l'ai dit, c'est un défi comique à relever".
Le Pen, bourreau des coeurs : "Je ne suis pas mysogine, j'ai été marié deux fois avec Jeanne d'Arc c'est vous dire !"
Le Cauchemar : "C'est Jacques Chirac qui s'exprime, un copain : "Mes chers amis, ce qui fait peur aux français, ce n'est pas le changement. C'est Nicolas Sarkozy !"
Bayrou Superstar : "Il y a des enfants qui étranglent des éléphants. Vous trouvez pas que c'est dingue ? Je leur dit arrêtez !"
Poussée Islamiste en Vendée : "J'appelle tous les hommes politiques français à s'adapter à l'Islam par une grande polygamie"
Les Etrangers avec des pieds : "Les étrangers avec des pieds sont les bienvenues, les étrangers sans pieds ou avec des faux pieds seront raccompagnés chez eux"
C'était nul aujourd'hui ? Demain ça sera pire... Comme disent certains à la télé...
Libellés : N'imp'
vendredi 30 mars 2007
Ne perdons pas des habitudes si bien prises... Un peu de retard, et une longue review écrite à l'arrache et pas retravaillée malgré le retard. Tant qu'à faire...
Après une arrivée sur l'Olympic à l'arrache, c'est-à-dire en retard d'une dizaine de minutes car il y avait un frangin qui prenait le train, je rentre vite fait dans la salle en pensant qu'il faudra lutter pour atteindre péniblement le coin "pause du sac" et être à proximité de la scène. Je passe la porte, qu'on m'ouvre gentillement au passage (en réalité, juste deux/trois personnes qui venaient du bar et qui rentrent devant moi) et là... Personne ou presque dans la salle. Pire que pour Bikini Machine en première partie des Wampas ! Je crois qu'en ce moment, les nantais ont décidés d'inverser le quart d'heure qui porte leur nom dans leur sens...
Enfin ça n'a pas d'importance tout ça. On va plutôt en profiter pour se rapprocher (poser mon sac ? Ba non, du coup j'ai oublié...) et faire un constat de Pravda. J'avais peur d'une chose avant de les voir, bien que j'avais entendu des trucs de leur part déjà, c'était d'avoir le droit à un "The Kills II" sachant que les suites ne sont pas ma tasse de "Kaffee". Et puis j'avais lu une très petite interview d'eux où ils parlaient notamment des bouts de scotch portés sur la poitrine de la chanteuse pendant les concerts et tout le côté sexe...
En fait, ça a été assez bon j'ai trouvé. Pourquoi ? Parce que justement ça n'était pas une redite. Toutes les compos ont leur son particulier, space est le mot qui convient dans tous les sens, qui fait le charme de tout ça. Bon, c'est parfois un poil répétitif comme "Tu Es A l'Ouest" (Je suis mental, tu es métal ?), mais la voix de la chanteuse récupère tout au vol. Et puis au début du concert, avec eux, j'ai enfin comprends ce que c'était la musique "à couper le souffle". Ma gorge qui était encore meurtri par une semaine et demi de toux intensive a voulu fermer les frontières de l'air (j'ai une gorge LePeniste ?) suite aux vibrations de la basse (vraiment poussé trop fortes quand même). Mais c'était une expérience à connaître... Et pour finir, j'ai trouvé l'épisode du scotch très drôle et classe. C'est pas fait n'importe comment uniquement pour réveiller le mâle qui sommeille dans la moitié de la population. Et puis avec les trois scotchs du début, ça faisait un joli T-shirt à rayure !
Pause.
Non non, pas le groupe, ils sont pas là ce soir eux... Juste que Pravda a fini, et donc je vaque à mes occupations d'entre-groupes (pas entre-metteur).
En fait après, c'est Nelson qui va apparaître. L'entrée en scène avec le chanteur qui tourne en rond, puis d'un seul coup fait des petits sauts pour arriver jusqu'au micro ça donne un résultat "perplextible". Mais en même temps, quand il commence à réciter les paroles de "People & Thieves" (il me semble que c'était celle-là) on est déjà subjugé. Et tout le reste du concert a été de subjugations en subjugations... C'est parfois à la limite du trop expérimental, mais ça m'a mis une sacrée claque tout de même. Je ne parlerais même pas du passage où le chanteur prends la place d'un guitariste, ni de la chanson que je connaissais vaguement et dont j'étais persuadé que c'était pas eux. J'ai adoré aussi le passage où ils utilisent un instrument bizarre sur la guitare, ou "The Over Song", ou les passages à trois voix... On pourra regreter vraiment deux choses : leur début de concert catastrophique, dans le sens où ils ont cassé une corde et une basse ne marchait pas sur la même chanson. Le chanteur revenait sans cesse vers le fond de la scène, et à la fin de cherchait même plus à chanter laissant les autres faire avec. Et puis ils sont pas très causants et surtout pas souriants... Mais pour ce dernier point, je ne remercierais pas Ema (je crois) qui en avait parlé et du coup j'ai surveillé en permanence la moindre esquisse de sourire.
La fin du concert pour Nelson a dû être moyennement prise aussi. Enfin ils devaient avoir un rappel de prévu, puisque les lumières ne se rallumaient pas mais personne ne les réclamaient. Du coup après deux minutes on est sorti de l'ombre.
Et là dès le départ, je pensais que ça serait complètement dans la veine de Nelson et je me retrouve avec des chansons dynamisantes. La joie d'être sur scène de la chanteuse-claviériste est parfaitement communicative, la relation entre les quatre membres est complice et ça se sent. De plus, il faut noter la disposition sur scène avec un batteur juste à côté de la scène. J'ai pas vu grand chose parce que je devais partir, mais du truc "connu" comme Rejoice, à la "double-reprise" ou des chansons inconnus type Ghinzu de dix minutes ça n'a été que du bon ! Et quand la chanteuse annonce que deux ans plus tôt, ils étaient venus avec Ghinzu dans la même salle... Une seule envie, s'arracher les cheveux d'avoir manqué ça.
Tiens, c'est fini ... Demain, un nouveau truc ? Je sais que j'avais quelque chose à mettre, mais je sais plus quoi. On verra donc.
Libellés : Review
lundi 19 mars 2007
Encore de la musique ? C'est quoi ces manières de voyous... La prochaine fois sera différente, ou pas du tout.
Au premier jour, on s'inscrit sur myspace par hasard ou folie.
Au deuxième jour, on ajoute des personnes que l'ont connait d'avant-myspace.
Au troisième jour, on personnalise sa page pour paraître bien.
Au quatrième jour, on continue de personnaliser.
Au cinquième jour, on ajoute des groupes connus dans ses amis, parce que c'est la classe...
Au sixième jour, on fait des découvertes de liens en liens, si on cherche, de groupes fantastiques.
Au septième jour... J'ai dit que je me reposais, nom de Dieu !
Et ça recommence encore et toujours, avec myspace...
Un jour, un sixième jour, je tombais sur le myspace de Toy Fight. C'est quoi ça ? Bon, un groupe français qui chante anglais et qui fait de la pop... On va leur laisser une chance, écoutons-ça. Et là, c'est déjà une claque, ça secoue et ça fait du bien.
Cela aurait pû en rester là, puisqu'il se révèle finalement que Toy Fight est un groupe mort. Ce myspace est juste pour mettre quelques compos qu'ils avaient fait, comme ça, mais depuis de nombreux autres projets sont nés autour de celui-ci. Mais un mini-buzz comme myspace sait le faire viendra à reconsidérer en partie la décision des trois membres du groupe. Pour donner naissance à un album fin 2006 : Anagram Dances.
Celui-ci regroupe des enregistrements de 2003 mais certaines ont été réenregistré pour l'occasion en 2006. Trois longues années voyagent ainsi l'album, ou l'inverse.
Comme souvent, on jette un coup d'oeil au livret... Ah mais il est mince, dommage ça. Juste deux images au centre, et derrière des remerciements ou les infos sur l'enregistrement par exemple. Mon petit regret, il faut le dire.
Après, on se précipite selon toute vraisemblance vers quelque chose qui permettra l'écoute. Je regarde avec envie les ciseaux, mais je me rends compte que juste derrière il y a un de mes fidèles lecteurs CDs. On prend l'album (classe la couleur orange, mon inconscient me souffle alors "années 70/80", mais mon conscient répond qu'il y connait rien à cette époque) mais paradoxalement, pour se laisser porter par lui.
Ca parle ? On croit assister à la répétition du groupe en fait. Bon, faut fermer les yeux c'est vrai, ou alors les chercher partout autour de soi durant l'écoute mais cette seconde méthode a de nombreux défauts.
Embarquement immédiat, le choix est clair, si vous ne voulez plus éteignez le poste immédiatement, mais sinon on vous laisse plus le choix à partir de The Hidden Second. Pourquoi après celle-ci ? Parce qu'il a toujours été déconseillé de descendre en marche...
C'est ainsi que cette chronique s'arrête là, puisque mon propre voyage commence. Et je tiens à en profiter à fond : les voyages forment la jeunesse...
Et je ne suis pas vieux, moi !
Libellés : Chronique Album
mardi 13 mars 2007
Mouvement des Picards Fatals... "Le gazol du rock" (cf eux)
3 Barbarismes réactifs Déposé maladroitement par Côme aux alentours de 10:27Un peu de légèreté maintenant, ça fera du bien...
Ah, on me signale en fait qu'ils ont perdus en finale, Medi-T... Les vainqueurs seraient un groupe qui se ferait appellé les Fatals Picards. Bon, c'est dommage j'avais une super chronique sur Medi-T. Si quelqu'un la veut tout de même, elle sera disponible à 21h18 au Square Michel Platini à Dubaï, et s'autodétruira dans la minute qui suit...
Maintenant, je me retrouve à faire une chronique sur du rock indé-débile... On va commencer par le commencement, à savoir l'écoute du disque appellé Pamplemousse Mécanique. Ca tombe bien d'ailleurs, en ces temps de retour du beau temps pour un printemps annoncé mais aussi de maladies, on a besoin de vitamines pour sauter sur tout ce qui bouge... (je parle bien entendu d'un point de vue politique, garder l'oeil ouvert sur les discours préformatés qu'on peut nous faire)
Alors l'album ? Et bien déjà, musicalement c'est agréable dès la ligne de départ avec Bernard Lavilliers. Ca chambre beaucoup, et c'est entraînant, que demander... Encore mieux ? Il suffit de passer à la piste 2. Même sur un thème plus "social", les Fatals sont aussi grincants et peut-être plus performants, selon le point de vue... Mais si celle-ci est prise dans une atmosphère "gaie", les Fatals savent le faire aussi d'une façon plus triste, comme sur Mon Père Etait Tellement De Gauche ou Au Mariage de Kevin et de ma Soeur (c'est normal les titres aussi longs ?)...
Et après tout un début d'album qui donne goût à la réécoute, et une chanson hilarante sur un personnage coincé dans Amélie Poulain, on passe à l'aspect reprise des Fatals Picards. Commandante est clairement centré vers les groupes "engagés" qui veulent faire passer des messages en chantant dans une langue étrangère, notamment espagnole. (c'est vrai ça, pourquoi à chaque fois c'est en espagnol ?) Ensuite, Monter le Pantalon se veut le pendant d'un tube d'il y a quelques années d'un groupe toulousain (à dire avec l'accent), tandis que Cure Toujours s'adresse elle aux gothiques sur une musique indochinoise.
Après s'être attaqué aux corses et repris un vieux tube particulier : une chanson "tragi-comique" terrible, aussi bien dans le sens djeun's que dans le sens vieux con. C'est à se demander pourquoi ils font des chansons débiles parfois, alors qu'ils ont un talent énorme puisqu'ils sont capables de ça. Mais en fait, leur talent il est là, c'est de savoir passer de tout à rien, de l'ouest à l'est, de l'OM au PSG d'un coup mais en restant toujours cohérent.
"Et puis merde"..., ce qu'ils font ça reste dans la tête alors c'est que c'est bien ! Et puis avec l'humour qu'ils ont, il n'y a pas de honte à aimer ce qu'ils font (ou au contraire, il faudrait). La chanson On Se Demandait est un résumé splendide de l'album : de la mélodie, des blagues foireuses (Vous êtes encore trois mille ce soir, enfin entre trois et mille avec les spots j'peux pas voir), de la dérision...
Et il reste encore des pistes pas vraiment cachés, mais là je ne dirais rien dessus... c'est à découvrir avec de la surprise...
A une époque, on disait : Mozart est mort seul, Les Betteraves mourriront seules... Pour les Fatals, ils seraient plutôt comme Verdi, moins dans la virtuosité. Il est mort comment alors, Verdi ?
Même si les Fatals Picards, ils ont tout piqués à Justin(e) sur l'idée des contraires...
Y'a la possibilité d'écouter les Fatals Picards raconter n'importe quoi lors de cette interview aussi... Si vous voulez. Si vous voulez pas, ils raconteront pas.
Libellés : Chronique Album
Non, ceux qui disent que je suis en retard, c'est tout à fait faux, j'avais juste oublié d'appuyer sur publier... ou pas.
Petit tour des chaînes très rapide, et c'est Canal Plus qui attire mon attention avec La Matinale... C'est toujours mieux que rien, et dès fois il y a des chroniques intéressantes. Je zappe sur la quatre juste au moment de l'invité politique du jour, en pleine période pré-sidentielle quelqu'un qui expose ses idées ça n'est pas une mauvaise nouvelle...
Tiens, mais en plus c'est ce cher Guillaume Peltier... Vous savez pas qui c'est Guillaume Peltier ? Enfin quand même, un des représentants d'un des candidats les plus importants de l'élection qui arrive ! Bon, on peut se demander comment cela se fait qu'on ne puisse noter l'apparition d'un petit préfixe devant son nom. Quand même, un réprensentant d'un Vicomte Le Jolis de Saintignon, on ne peut que s'extasier devant le courage de ne même pas avoir de préfixe. Enfin, ce cher Guillaume n'est dont pas Guillaume Le Conquérant, puisqu'il n'a pas de préfixe. Et puis c'est pas une Jeanne d'Arc inversée qui voudrait bouter les Anglais hors d'Angleterre. Non, lui son dada c'est plutôt tout ce qui se rapproche d'une certaine religion. En fait, c'est une Jeanne d'Arc qui aurait des visions de Croisade au milieu du XXIème siècle.
Ainsi, ce Guillaume Peltier est un personnage très complexe... En même temps, pour être second du navire De Villiers, il faut être fêlé (dans le mauvais sens du terme). Un navire qui cherche à se saborder lui-même, puisqu'il attaque ses voisins qui ont pourtant des idées qu'il a repris à son compte. C'est une nouvelle façon de faire de la politique, d'un certain point de vue... C'est comme si, en France, pour éviter la défaite, on décidait d'installer une dictature au service de ceux qui nous ont battu tout en offrant la moitié du pays à ceux qui nous ont attaqués... Euh ?...
Mais quel était le fond de l'intervention de Guillaume Peltier, aujourd'hui, alors que son candidat dans les sondages navigue entre les deux premiers pourcentages. Et bien tout d'abord, il voulait nous informer (comme il l'avait déjà fait apparemment quelques mois auparavant sur la même antenne) que la campagne de Phillipe de Villiers n'avait pas commencé. Après tout, pourquoi pas, je veux bien le croire là-dessus même si on a vu de plus en plus de MPF à la télé quand même... Ensuite, que lorsque que tout le monde aura le même temps de parole, c'est-à-dire d'ici peu après le dépot définitif des parrainages (j'ai pas la date exacte), on se rendra enfin compte (pauvre de nous qui nous égarions en oubliant que Phillipe de Villiers était LA solution à tout nos petits problèmes) que la vraie politique de droite elle est menée par le MPF et pas par Sarkozy et ses petit(e)s ami(e)s... En fait, entre une minute de n'importe quel candidat et une minute villiériste, même le français moyen qui ne comprend pas la politique et qui pourrait être tenter par un vote pour Bayrou, Royal et d'autres sera subjugé par la puissance et la justesse du discours fait par le chouchou de Guillaume Peltier. Et ainsi, de Villiers passera des 1% de ses sondages à au moins 7%.... En tout cas, moi je préfèrais la minute blonde...
Mais ce n'est pas fini, car dans l'émission il y a le principe du "J'aime/J'aime Pas" : un fait d'actualité est exposé et l'invité doit répondre par une des deux propositions faites dans le titre... Là on a pu voir vraiment ce que c'est que le MPF. Le ralliement de De Villepin à Sarkozy : je m'en fous. Le ralliement de Corinne Lepage à Bayrou : je m'en fous. Le droit à l'euthanasie : alors là, j'aime pas du tout... Les autres, on s'en fout. Ce qui compte, c'est notre pomme... Et cette pomme de Dieu, il faut pas y toucher, en aucun cas. Parce que nous, on aime le seul vrai Dieu...
Et enfin, on a fini par apprendre que de Villiers était le seul candidat libre, indépendant et rebelle. Comme dirait les quiches, dans ce cas, je préfère rester moche et remoche...
Libellés : N'imp'
